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[Roman Graphique] Kurosagi, livraison de cadavres

Scénario de Otsuka Eiji + dessins de Yamazaki Hosui
ed. Pika | T.21/28+ | Roman Graphique

4è de couv

Cinq étudiants en 4e année d’une université bouddhiste sont membres d’une amicale un peu particulière. À ce titre, ils aident la police locale à ramasser des cadavres en forêt. C’est l’occasion pour Karatsu, le dernier venu, de découvrir les compétences particulières de ses camarades : Numata est sourcier mais ne localise que les cadavres avec son pendule, Yata communique avec les extraterrestres par l’intermédiaire de sa marionnette, Makino n’a pas son pareil pour embaumer un corps et le rendre présentable et Sasaki adore prendre des photos des morts et les faire circuler sur Internet. Enfin grace au donc de Karatsu qui est de communiquer avec les défunts, nos héros ont décidé d’exaucer les dernières volontés de leurs amis les morts…


Mon avis

Kurosagi, livraison de cadavres du scénariste derrière MPD Psycho est une série qui oscille entre le gore, l’humour et le fantastique. Elle fait partie, avec Mushishi, de ces rares séries de manga qui ont durablement marqué mon adolescence et dont on parle très peu.

On suit les livraisons/enquêtes d’un groupe d’étudiants un peu barrés et aux capacités particulières (un sourcier qui détecte les morts, un médium qui peut parler avec eux, une embaumeuse, une hackeuse et une marionnette connectée aux extra-terrestres) qui décident de monter une entreprise de livraison de cadavres. À chaque petite histoire, ils découvrent un mort qui va les entraîner dans tout un tas de péripéties sous fond de légendes urbaines. C’est drôle, morbide (voir gore) et je suis très très fan du côté légende urbaine/folklore. Il y a des histoires dont je me souvenais encore très très bien ! Le parasite escargot… je ne suis pas prête de l’oublier celle-là 🐌😆.

J’en parle aujourd’hui parce que je suis retombée dessus dernièrement et ma relecture a été un vrai plaisir (malgré certains aspects sexistes). J’ai eu le sentiment de retrouver de vieux potes. Ils sont tellement débiles, ne se font jamais payés, mais ils sont guidés par un sens de la justice qui me plait énormément.

Je disais que j’aimais particulièrement le côté légende urbaine/folklore. Le scénariste mentionne souvent Yanagita Kunio et ses recueils de contes et légendes de la région de Tôno. Sa collecte de vieilles légendes effectuée au début du 20è siècle a établi l’identité de la plupart des yôkai les plus connus aujourd’hui (et nous aimons beaucoup les yôkai ici 🥰). Mais si quelques histoires sont basées sur ces contes, le reste est bien plus contemporain.

Chaque tome est constitué de 3 ou 4 petites enquêtes sans réel fil conducteur. Il y aura des personnages récurants et on en apprendra un peu plus sur le passé de nos protagonistes, mais ça restera des mystères sans véritable réponse et sans véritables conséquences. Ce qui est plutôt une bonne chose vu la situation de la série en France.

Car même si la série est toujours en cours au Japon (28+ tomes avec même une préquelle qui a l’air absolument géniale car elle reprend le personnage de Yanagita Kunio et est entièrement dédiée au folklore japonais), elle est « abandonnée » en France à 21 tomes. Je mets des guillemets, car le tome 21 a bien marqué la fin de la série au Japon, mais les mangakas l’ont relancé quelques années plus tard. Les éditeurs français n’ont malheureusement pas suivi. Mais avec son format d’histoires courtes, ça se lit très bien même en l’état. Les 10 premiers tomes sont, de toute façon, les meilleurs. Les tomes suivants deviennent assez redondants et perdent en originalité pour arriver à une « fin » qui n’en a que le nom. Et pourtant, je les adore mes petits frappés du bocal et leurs histoires glauques, mais faut être lucide 😁. Je ne sais pas ce que donne le reboot japonais (il faudra attendre que je progresse d’avantage dans cette langue), mais pitié, traduisez au moins la préquelle ! 😭

Enfin, si je ne vous ai pas totalement perdu 😅, les tomes sont dispo en numérique. Je précise car beaucoup d’éditeurs de manga ne ré-éditent pas leurs vieilles séries et on se retrouve avec des tomes introuvables ou à des prix totalement pétés. Donc, si vous avez la possibilité de lire en numérique, ce ne sera pas le cas ici et le 1er tome est assez représentatif du reste de la série.

En conclusion ? Une bonne série pour les amateurs de légendes urbaines et de folklore japonais où le côté horrifique est largement contrebalancé par un ton léger et humoristique. À ne pas mettre dans toutes les mains, bien évidemment, et âmes particulièrement sensibles s’abstenir 😊.

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