Adulte, Lectures, Oneshots, Science-Fiction

Les Agents de Dreamland

de Caitlín R. Kiernan | ed. Le Bélial’ | SF | Novella | 128 pages
Traduction de Mélanie Fazi ❤️

4è de couv

Winslow, Arizona. Deux agences du renseignement y ont dépêché leur meilleur élément. Il y a le Signaleur, un homme désabusé, brûlé aux secrets défense d’un nombre d’administrations qu’il ne peut même plus compter. Et il y a Immacolata Sexton, un mythe vivant, une femme à la réputation proprement terrifiante — si elle n’était pas humaine, le Signaleur n’en serait pas plus étonné que cela… Leur mission ? Enquêter sur une secte dont on vient de retrouver les membres à l’état de cadavres horriblement mutilés au cœur du désert. Une femme en a réchappé. Persuadée d’être investie d’une mission sacrée, elle représente peut-être une bombe à retardement pour l’humanité toute entière… Car dans les tréfonds ténébreux du Système solaire, la sonde New Horizons s’approche de Pluton. Or, nul ne sait ce qu’elle va vraiment trouver aux abords de la planète naine…


Mon avis

Je découvre cette autrice qui n’est pas à son premier coup d’essai ni à son premier hommage à Lovecraft (car oui, c’en est un, les pseudo-tentacules de profil sur la couv’ auraient dû vous mettre la puce à l’oreille 🐙) et je dois avouer que j’aime énormément ce qu’elle écrit. Le choix judicieux de Mélanie Fazi en traduction a certainement joué aussi 😄. Nouvelliste, romancière et scénariste américaine, elle a notamment collaboré avec Neil Gaiman au scénario de la 1ère bouture du comics The Dreaming.

Les agents de Dreamland fait partie de la série de novellas The Tinfoil Dossier où l’on retrouve notre agent très blasé et très spécial le Signaleur. J’espérais que Le Bélial’ traduise les deux autres textes du cycle, mais ça ne sera pas le cas. Si j’ai la motivation, je les lirai donc en VO. Dans le même univers, elle a également écrit la nouvelle Noirs vaisseaux apparus au sud du Paradis, disponible dans le Bifrost 99.

Je disais donc, cette novella va puiser dans l’univers de Lovecraft (entre autre, car il y aussi une grosse inspiration X-Files) et particulièrement du côté de Yuggoth et de ses adorables petits champignons 😁🍄 (v. Celui qui chuchotait dans les ténèbres et le doux poème Les Fungis de Yuggoth). Yuggoth est le nom que Lovecraft a donné à Pluton et cette planète ainsi que ceux qui y habitent auront un rôle à jouer dans cette histoire.

On va suivre trois points de vue. Celui du Signaleur, vieux briscard, agent secret américain en fin de carrière qui suit son instinct et fait ce qu’il peut face à quelque chose qui le dépasse totalement. Celui de l’énigmatique Immacolata Sexton, des services secrets britanniques, qui, elle, a une vue totale de l’ensemble des évènements et dont les motivations nous échappent. Et enfin, celui de Chloé, une jeune junkie récupérée et convertie par le gourou Drew Standish pour parfaire un grand avènement cosmique. Ces trois points de vue vont se mélanger avec la timeline ce qui peut déboussoler mais rien de méchant. L’autrice nous plonge volontairement dans une confusion et un flou spatio-temporel et j’ai, personnellement, trouvé ça génial.

Je vais être honnête, il y a un paquet de références (surtout vis-à-vis de la culture américaine) qui me sont passées à des kilomètres au-dessus. Il faudrait aussi que je me rafraîchisse la mémoire sur mes lectures de Lovecraft pour mieux saisir certaines choses… ou pas 😆. Mais ce n’est pas grave. J’ai adoré cette lecture, l’ambiance, les personnages et je trouve l’hommage très réussi 👏😁. Cependant, comme tout texte hyper référencé, je crains que pas mal de monde ne passe complètement à côté.

8 réflexions au sujet de “Les Agents de Dreamland”

  1. J’espère que je n’arriverai jamais proche du moment où j’aurais lu tous les UHL et où j’aurais donc des envies de complétion, parce que c’est l’une des rares novellas qui ne me tentent absolument pas. 😅 Surtout que Yuggoth, ça me fait imaginer Yugo de « Silver Spoon » en version goth, et c’est… particulier. xD

    Aimé par 1 personne

    1. Je l’espère pour toi aussi 😁. Lire des trucs qui nous disent rien, mouais bof… même si on peut, parfois, avoir de bonnes surprises… mais c’est rare. Par exemple, j’aurais jamais lu « Le temps fut » de Ian McDonald de moi-même, alors que ça a été une excellente lecture. 😁

      Aimé par 1 personne

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