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Middlegame

de Seanan McGuire | ed. Tor | SF/Fantasy | VO | 528 pages

4è de couv

Meet Roger. Skilled with words, languages come easily to him. He instinctively understands how the world works through the power of story.

Meet Dodger, his twin. Numbers are her world, her obsession, her everything. All she understands, she does so through the power of math.

Roger and Dodger aren’t exactly human, though they don’t realize it. They aren’t exactly gods, either. Not entirely. Not yet.

Meet Reed, skilled in the alchemical arts like his progenitor before him. Reed created Dodger and her brother. He’s not their father. Not quite. But he has a plan: To raise the twins to the highest power, to ascend with them and claim their authority as his own.

Godhood is attainable. Pray it isn’t attained.


Mon avis

Seanan McGuire est une autrice américaine prolifique et multigenre. En France, jusqu’à tout récemment, elle n’était connue que pour ses séries d’urban fantasy/paranormal romance. L’année dernière, Pygmalion m’a surprise en commençant la traduction de sa série phare Les Enfants Indociles dont j’avais beaucoup aimé le 1er tome (où il est question d’enfants/adolescents revenus de mondes imaginaires, ce qu’ils ont vécu là-bas et comment ils vivent ce retour). Avec Middlegame, qui a gagné le Locus du meilleur roman de Fantasy en 2020, elle va mélanger les genres et je vais être bien en peine d’expliquer ce roman tellement il est volontairement confus 😅.

Tout commence en 1886 avec Asphodel Deborah Baker, alchimiste visionnaire obsédée par ce qu’elle appelle The Doctrine of Ethos. Afin d’assurer le succès de son projet après sa mort, elle crée (façon Frankenstein) James Reed qu’elle formera afin qu’il poursuive son Grand Oeuvre. Elle va aussi écrire une série de livres pour enfants très métaphoriques afin de planter les graines de sa vision dans l’imaginaire des générations futures et leur montrer le chemin vers la Cité Impossible (Seanan McGuire ira jusqu’à publier ces livres jeunesse sous le pseudo de A. Deborah Baker 😄).

Cent ans plus tard, Reed réussit à matérialiser cette doctrine dans des enfants, plus spécifiquement des jumeaux. L’un incarnera la notion même de mathématique, l’autre celle du verbe. Ces deux parties d’un même tout sont des divinités en devenir capable de changer profondément la nature même de l’univers et Reed compte bien les utiliser à ses propres fins. Pour mieux les contrôler, il les séparent dès la naissance et va les surveiller tout le long de leur vie.

Roger et Doger sont la 3è expérience de Reed. Lui est un amoureux inconditionnel des mots et des histoires, vivant sur la Côte Est des États Unis. Elle est un véritable génie en mathématique, vivant sur la Côte Ouest. Un jour que Roger a bien du mal à faire ses exercices de math’, la voix de Doger lui souffle la réponse dans sa tête. Ils ont trouvé un chemin l’un vers l’autre et ce n’est que le 1er pas d’un nombre incalculable d’épreuves qui les attendent.

Je suis franchement mitigée. L’autrice a d’excellentes idées (utiliser les principes d’alchimie, du chaos, des jumeaux quantiques, des réalités parallèles, etc. 👍) et une très chouette plume, mais malgré ça, je suis passée à côté, alors que c’était super bien parti. Je pense que mon problème vient que son roman est trop centré sur les personnages avec zéro explication sur les concepts qui sont rabâchés en permanence par Reed et les écrits d’Asphodel (qui parsèment le bouquin) : la Doctrine d’Ethos, la route improbable, la Cité Impossible, etc. Rien ne nous est expliqué, tout restera nébuleux jusqu’à la fin et les jumeaux ont beau être attachants au début (on va les suivre jusqu’à l’âge adulte et elle a fait un super taff au niveau de leur évolution et de leur dynamique), leurs chamailleries et énième séparation/retrouvaille ont fini par me lasser. C’est beaucoup de tell, not show au final et ça m’a vraiment gêné.

Et puis, je ne m’attendais pas à ce que se soit si YA. C’est, en gros, un coming of age de deux jeunes mutants (pensez X-men) qui découvrent leurs pouvoirs et se rebellent contre l’autorité qui les a créé. C’est très centré sur eux, ce qu’ils ressentent, leurs petites vies, leurs amours, leurs amis, leurs angoisses, leurs études, etc. Ça aurait pu fonctionner, mais j’avais aussi besoin de comprendre les mécanismes en place. Et si c’est ce que je pense que c’est au final, c’est assez décevant.

Une « suite » sort ce mois-ci, Seasonal Fears avec, d’après ce que j’ai compris, une toute nouvelle histoire, de nouveaux perso, mais toujours dans le même univers. Je ne sais pas du tout si je la lirai. Par contre, je lirai la série jeunesse d’A. Deborah Baker qui, je pense, répondra d’avantages à mes attentes.

4 réflexions au sujet de “Middlegame”

  1. « Seanan McGuire ira jusqu’à publier ces livres jeunesse » : 😲 Non, pardon, c’est plutôt 🤯 en fait. Les trucs métas comme ça, ça a un côté tellement cool. ^^
    Je commençais à me dire que ce livre avait l’air finalement bien plus sympa que ce que la insérez ici un adjectif couverture laissait penser, mais bon, finalement, meh. Ça manque de 🤯 !

    Aimé par 1 personne

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