Adulte, Fantasy, Lectures, Macmillan, Pygmalion, Young Adult

Spinning Silver

de Naomi Novik | ed. Macmillan | Fantasy | 480 pages | VO
| Dispo en traduction française : « La Fileuse d’Argent » aux ed. Pygmalion |

Will dark magic claim their home? Miryem is the daughter and granddaughter of moneylenders, but her father’s too kind-hearted to collect his debts. They face poverty, until Miryem hardens her own heart and takes up his work in their village. Her success creates rumours she can turn silver into gold, which attract the fairy king of winter himself. He sets her an impossible challenge – and if she fails, she’ll die. Yet if she triumphs, it may mean a fate worse than death. And in her desperate efforts to succeed, Miryem unwittingly spins a web which draws in the unhappy daughter of a lord. Irina’s father schemes to wed her to the tsar – he will pay any price to achieve this goal. However, the dashing tsar is not what he seems. And the secret he hides threatens to consume the lands of mortals and winter alike. Torn between deadly choices, Miryem and Irina embark on a quest that will take them to the limits of sacrifice, power and love. As with her standalone novel Uprooted, Naomi Novik has once again been influenced by classic folktales. Taking Rumpelstiltskin as her starting point, Spinning Silver is a rich, multilayered new story which is a joy to read.

Comme notre héroïne sait changer l’argent en or, Naomi Novik a un réel talent pour revisiter nos bons vieux contes avec satire, réalisme et mordant. Si vous avez aimé « Déracinée« , le précédent roman de l’autrice, vous serez en terrain familier et déjà conquis ^^.

Au temps d’une Russie moyenâgeuse, l’intrigue se déroule dans un petit village aux abords d’une forêt mystérieuse. Cette dernière est la frontière naturelle du royaume des Staryk, peuple d’êtres de glace (façon Marcheurs Blancs de Game of Thrones), qui, avec des hivers de plus en plus longs, multiplient les raids chez les humains à la recherche d’or. Mais ce n’est pas vraiment eux le centre de cette histoire, mais plutôt les personnages féminins.

En effet, cette histoire est une véritable ode à l’indépendance féminine. On va suivre trois jeunes femmes très différentes et être témoin de leur passage à l’âge adulte : Myriem, notre principale héroïne, Wanda, jeune paysanne, et la noble Irina. Dans un monde de contes de fées très patriarcal, elles vont devoir développer chacune une stratégie afin de s’émanciper par force, ruse ou résilience.

Lire des personnages féminins forts, je ne vous le cache pas, ça fait du bien ! Ceux ne sont pas des super héroïnes, elles ne sont pas sublimes avec les cheveux qui shine et volent au vent. Non, rien de tout ça. Elles en ont juste ras le bol de l’injustice et de la violence qu’est leur quotidien et elles vont agir pour s’en sortir. Il y a ici un appel à la prise de pouvoir personnel qui me parle beaucoup . Je donne donc la note de 20 pour les perso.

Maintenant l’histoire… et c’est là que ça se gâte un peu pour moi. L’ambiance est géniale et on part sur les chapeaux de roues. L’autrice installe son rythme d’un chapitre par point de vue et la trame se déroule comme un charme. On découvre tout d’abord l’histoire de Myriem puis celle de Wanda. La trame d’Irina viendra plus tard et nous mettra les pieds dans le tapis. À partir de là, le récit s’embourbe doucement mais sûrement et est, par moment, vraiment tiré par les cheveux (le mélange de contes n’est pas toujours heureux). Enfin, l’autrice se met à multiplier inutilement les points de vue, ce qui ajoute à mon sentiment de trop. Si la fin est satisfaisante (bien que j’ai largement préféré celle de Déracinée), elle aurait été un bon tiers plus tôt, ça serait mieux passé je pense.

Malgré ces quelques accrocs, mon amour des contes et de la plume de l’autrice m’ont permis de passer un très bon moment dans un Nord glacé et merveilleux.


Lettre N du challenge ABC – check

1 réflexion au sujet de “Spinning Silver”

  1. C’est quand même dommage que cela répète autant les qualités que les défauts de « Déracinée ». Je suis autant tenté que non-tenté du coup. Est-ce que quelqu’un ne pourrait pas imposer un nombre de pages limite à l’autrice, genre 300, qu’elle n’ait pas le temps de se perdre en route ? ^^’

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